Validation des acquis de l’expérience (VAE)
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Qu’est ce que la validation des acquis de l’expérience (VAE) ?
La validation des acquis de l’expérience (VAE) est un dispositif permettant à toute personne engagée dans la vie active d’obtenir tout ou partie d’une certification à égalité de dignité et d’effet par rapport aux autres modalités d’obtention.
Qui est concerné par la VAE ?
Toute personne engagée dans la vie active peut faire valider les acquis de son expérience (sans condition d’âge, de nationalité, de statut, de niveau de formation ou de qualification) (art. L. 6111-
1 C. trav.).
Ce peut être :
• des salariés (CDI, CDD, intérimaires, …) ;
• des non-salariés, travailleurs indépendants, membres des professions libérales, commerçants, artisans, exploitants agricoles ;
• des demandeurs d’emploi, indemnisés ou non ;
• des bénévoles ayant une expérience associative ou syndicale ;
• des agents publics titulaires ou non.
Quelle est la durée d’expérience requise ?
Tout candidat à une VAE doit justifier d’une expérience d’au moins 3 années en lien direct avec la certification visée.
Qu’entend-on par expérience ?
Il s’agit de l’expérience au sens large du terme, à savoir : l’ensemble des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non-salariée, bénévole, associative et syndicale en lien direct avec la certification visée. En sont cependant exclus :
• les périodes de formation initiale ou continue ;
• les stages et les périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation d’un diplôme ou d’un titre ;
• le temps passé chez un employeur dans le cadre d’une formation en alternance (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation).
(décret n° 2002-615 du 26.04.02)
Que peut-on faire valider ?
• un diplôme ;
• un titre professionnel ;
• un certificat de qualification professionnelle (CQP) ;
à noter : les certifications accessibles par la VAE doivent
être préalablement inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Quelle est la procédure à suivre pour bénéficier d’une VAE ?
Il appartient aux organismes valideurs de préciser leurs modalités de validation pour leurs certifications. Pour l’enseignement supérieur, par exemple, il faut s’adresser directement aux universités pour connaître les règles de validation des acquis applicables à leurs titres ou diplômes. Cependant, les principales étapes d’une VAE sont relativement similaires :
à apporter une réponse structurée aux candidats à la VAE (information sur l’ensemble des dispositifs de validation des Validation des acquis de l’expérience (VAE) acquis et orientation vers le système de validation des acquis le plus approprié).
Ce dispositif d’information / conseil en VAE s’organise de la manière suivante : au niveau national avec l’office national d’information sur les enseignements et professions (ONISEP) (production de supports d’information) et la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) chargée de la conception et de la gestion du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ; au niveau régional avec les cellules régionales interservices d’information / conseil en VAE qui produisent une information adaptée au niveau régional sur les systèmes de validation et de certification et assurent l’animation du réseau des Points relais conseil en VAE de la région ; au niveau local avec les Points relais conseil en VAE (accueillent, informent et conseillent les candidats à une VAE), situés le plus souvent dans des structures déjà existantes comme par exemple : Pôle emploi, le Fonds pour la gestion du congé individuel de formation (FONGECIF), les centres d’information et d’orientation (CIO), les permanences d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO), les centres d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), Missions locales, etc.
2. Recevabilité du dossier : une fois informés et conseillés, les candidats à la VAE doivent retirer, remplir et retourner, auprès de l’organisme certificateur, un dossier de recevabilité. L’organisme certificateur dispose de deux mois pour se prononcer sur le contenu de ce dossier au vu des informations et des pièces fournies (le silence vaut décision de rejet). Une fois ce dossier de recevabilité accepté, les candidats sont autorisés à poursuivre la procédure de VAE.
3. Accompagnement : l’accompagnement dans une démarche de VAE n’est pas obligatoire mais il est fortement recommandé. Son objectif est de fournir une aide méthodologique aux candidats pour la constitution des dossiers de VAE et pour préparer l’entretien avec le jury de validation. Les candidats peuvent se faire accompagner par la personne ou l’organisme (public ou privé) de leur choix (conseiller en formation, délégué syndical, …).
4. Validation : la dernière étape consiste à adresser sa demande de validation auprès de l’autorité ou de l’organisme qui délivre la certification dans les délais et les conditions fixés par ces derniers. Attention ! Le nombre de demandes étant limité, un candidat ne peut déposer qu’une seule demande pour la même année civile et pour le même diplôme, titre ou CQP et pas plus de trois demandes sur la même année civile s’il s’agit de diplômes ou de titres différents.Le jury de validation, composé de professionnels et d’enseignants- chercheurs, procède au contrôle et à l’évaluation des compétences professionnelles du candidat acquises par l’expérience afin de vérifier si elles correspondent aux référentiels de certification et d’emploi du diplôme, titre ou CQP. Le jury est souverain. Il se prononce au vu du dossier constitué par le candidat et à l’issue d’un entretien avec ce dernier.
Trois résultats possibles : refus, lorsque les acquis du candidat ne correspondent à aucune compétence, aptitude et connaissance exigées pour obtenir la certification visée ; validation partielle, auquel cas le jury se prononce sur les aptitudes, compétences et connaissances qui, dans un délai de 5 ans à compter de la notification de sa décision, doivent faire l’objet d’une évaluation complémentaire nécessaire à l’obtention de la certification visée ; validation totale, lorsque les acquis du candidat correspondent aux compétences, aptitudes et connaissances exigées pour obtenir la certification visée.
Décret n° 2002-590 du 24.04.02, Décret n° 2002-615 du 26.04.02, Décret n° 2006-
583 du 23.05.06,
Articles R 335-6 à R 335-11 du Code de l’éducation.
Qu’est-ce qu’un congé pour validation des acquis de l’expérience (CVAE) ?
L’objectif de ce congé est de permettre aux salariés de s’absenter pour :
• participer aux épreuves de validation organisées par l’autorité
ou l’organisme habilité à délivrer la certification visée ;
• bénéficier d’un accompagnement à la préparation de cette validation (art. L. 6411-1, L. 6422-1 et R. 6422-1 C. trav.).
Quelles sont les modalités pour bénéficier d’un CVAE ?
Lorsqu’un salarié souhaite entreprendre une démarche de VAE
à son initiative, il doit demander une autorisation d’absence à son employeur (s’il souhaite le faire sur son temps de travail). La demande d’autorisation d’absence doit parvenir à l’employeur au plus tard 60 jours avant le début des actions de validation. Celle-ci doit préciser : le diplôme, titre ou CQP présenté ; les dates, la nature et la durée des actions permettant au salarié de faire valider les acquis de son expérience ; la dénomination de l’autorité ou de l’organisme qui délivre la certification (art. R. 6422-3 C. trav.).
L’employeur dispose de 30 jours pour répondre à la demande. Il ne peut pas refuser le bénéfice d’un CVAE. Toutefois, il peut reporter l’autorisation d’absence jusqu’à 6 mois maximum. Ce report doit être motivé par des raisons de service et notifié par
écrit au salarié (art. L. 6422-4 C. trav.).
Pour connaître les modalités de prise en charge, les délais à respecter et les pièces à fournir, le salarié doit se rapprocher de l’organisme (OPACIF/OPCA) auprès duquel l’entreprise a cotisé. En effet, chaque organisme dispose d’une procédure propre.
À noter ! Si le salarié souhaite réaliser son CVAE en tout ou partie en dehors du temps de travail, il n’a pas à fournir d’autorisation d’absence à son employeur. Il s’adresse directement au FONGECIF pour obtenir sa prise en charge financière.
Quelle est la situation du salarié en CVAE ?
À partir du moment où le salarié a obtenu sa prise en charge financière par l’OPACIF, il bénéficie du maintien de sa rémunération pendant son CVAE (art. D. 6422-8 C. trav.).
De plus, le CVAE est considéré comme du temps de travail pour la détermination des droits à congés payés. Il est également sans incidence sur les autres congés ou autorisations d’absence au titre de la formation (art. R. 6422-7 C. trav.).










